Frédéric Back, dans les pas de l’Homme qui plantait des arbres

Devenu célèbre pour ses films d’animation (Crac, Le Fleuve aux grandes eaux) primés dans les festivals de film internationaux, Frédéric Back consacre sa vie entière à la protection de l’environnement, des animaux et de la planète. Lumineuse et poétique, son œuvre était bien représentée aux Mosaïcultures Internationales de Montréal, cet été. Rencontre avec le véritable « Homme qui plantait des arbres ».

Par André Cyr

 

André Cyr: Tout d’abord M. Back, merci d’accueillir les Jeunes Naturalistes !

Frédéric Back : C’est pour moi un grand plaisir, je suis honoré de votre visite. Justement, toute ma vie, j’ai essayé de sensibiliser des gens aux problèmes qu’ils ne voyaient pas autour d’eux, pour leur démontrer aussi que chacun de nos gestes a une portée dont on n’arrête jamais de percevoir les résultats. Chaque chose que l’on pense, que l’on dit, que l’on fait ou que l’on achète a une portée importante dans le temps qui, on l’espère, finira par encourager une sagesse de comportement qui soit favorable au futur de la planète et aux êtres vivants, non seulement humains, mais également à toutes les espèces merveilleuses qui au cours des millions d’années, sont devenues ces chefs d’œuvre vivants qui nous entourent, qui embellissent la Vie.

 

A.C.: Vous avez visité les Mosaïcultures 2013, tenues au Jardin botanique de Montréal, quelles sont vos impressions?

F. B. : J’ai eu le grand honneur de participer à l’inauguration des Mosaïcultures. J’ai été ébloui par le travail monumental qui a été accompli. Je n’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner pour voir l’évolution de cette végétation qui à ce moment-là venait juste d’être mise en place et qui certainement, tout au cours de la saison, se modifie, se colore, s’illumine de toutes sortes de trouvailles que les arboriculteurs, les horticulteurs et Lise Cormier (directrice générale des MIM) ont imaginé et inventé pour rendre cette exposition intéressante et évolutive. Une très bonne idée aussi, que d’inviter les gens à y revenir et de comparer ce qu’ils ont vu avec ce qu’ils redécouvrent lors de leur seconde visite.

 

A.C.: L’une des oeuvres phare des MIM présentait « L’Homme qui plantait des Arbres », titre de votre court métrage primé dans plus de 40 festivals de films dans le monde. Comment vous a-t-on annoncé cet hommage ? Comment avez-vous vécu cette belle idée?

F. B. : Au début, quand Lise Cormier est venue me voir en vue de l’exposition de Hamamatsu (au Japon, en 2009), pour me dire qu’elle avait choisi d’y produire « L’Homme qui plantait des Arbres », elle m’a alors montré sur image un large espace de travail que son équipe avait obtenu à Hamamatsu, qui correspondait vraiment bien avec le projet de mosaïculture qu’ils voulaient monter. Ici, en juxtaposant de nouveaux groupes d’arbres avec ceux qui étaient déjà plantés là, on réalisait une formidable illustration de l’évolution d’une plantation d’arbres, partant de petits plants jusqu’à devenir des arbres matures. Aussi, l’idée d’ajouter des moutons, un chien et des chevaux, tout ça était pour moi une véritable découverte et en même temps un grand hommage à l’œuvre de Jean Giono qui a tant fait avec son beau texte pour promouvoir le reboisement dans le monde.

En 2010, l’œuvre est passée de Hamamatsu à Shanghai. Pour l’ouverture de l’exposition internationale, on a planté 20,000 arbres autour de l’Homme qui plantait des Arbres, on l’a ensuite transportée pour la 9e Exposition internationale des Jardins de Beijing, qui se tenait cet été, en même temps que le MIM de Montréal. Le fait qu’on l’ait rebâtie ici est magnifique quand on considère la dimension monumentale de cette sculpture végétale. C’est un travail considérable qui a été chaque fois fourni pour l’assembler, la transporter, puis la remettre en état. Je suis tellement heureux que ce message, qui grâce au film avait fait le tour du monde, était déjà connu et apprécié partout dans tous les pays, trouve alors une illustration aussi belle, aussi imaginaire que la mosaïculture. Ça été une découverte pour moi et un grand plaisir, aussi. D’autant plus qu’il a obtenu le Grand prix à Hamamatsu, ce qui a encouragé toutes les utilisations faites par la suite de ce symbole maintenant devenu international.

 

A.C.: « L’Homme qui plantait des Arbres », a suscité partout sur la planète des mouvements
de citoyens et de naturalistes qui se sont mis à planter des arbres ou ont organisé diverses actions locales. Recevez-vous fréquemment des nouvelles de ces citoyens, de leurs projets ?

F. B. : Oui, j’ai reçu des témoignages de personnes qui ont planté des arbres et de beaucoup de gens pour qui le film a été une sorte de révélation de ce qu’il pourraient bien faire dans leur vie. Beaucoup ont choisi leur profession après avoir vu « L’Homme qui plantait des Arbres » et ça, ça m’a vraiment touché. Ça a été utilisé partout pour démontrer ce qu’on parvient à faire par de petits gestes répétés avec persévérance. C’est ce qui m’a troublé d’ailleurs, quand j’ai lu le texte de Giono pour la première fois, tandis que j’avais déjà planté près de 30,000 arbres. Son texte m’a alors beaucoup ému mais je n’étais pas alors suffisamment expert en animation pour me lancer tout de suite…

À cette époque, j’étais en train de réaliser un film dans le cadre d’un échange international de films pour la Jeunesse. Mais je trouvais que les premiers films que j’avais alors produits étaient enfantins, je me disais « c’est absurde de faire des films qui racontent que de petites histoires, banales et fantaisistes ». Parce que l’intelligence des enfants n’a pas de limites et qu’en tout temps, même s’ils ne comprennent pas, il y a autour d’eux des parents pour les aider. Et s’ils revoient le film, deux trois ans plus tard, ils comprendront mieux le sens profond de cette histoire. C’est ce qui est arrivé, finalement. Parmi les enfants qui regardaient le film à la télévision, beaucoup d’entre eux interpellaient leurs parents à venir le voir, puis ceux-ci s’y sont intéressés, captivés.

Généralement, quand la télévision est allumée, elle peut fonctionner à longueur de jour. Ce qui était formidable, c’est que pour un grand nombre de gens, une fois qu’ils avaient vu le film jusqu’à la fin, ils fermaient la télévision …et se mettaient à converser ensemble, à parler du sens profond de cette histoire ! Le fait qu’on éteigne la télévision et que le film devienne un élément de communication entre les parents et les enfants, une joute d’explications d’entre eux, c’est quelque chose qui me touche beaucoup.

A.C.: Dans l’exposition des MIM, on présentait également « L’Arbre au oiseaux », œuvre magistrale qui représente 57 espèces d’oiseaux menacées et qui a bouleversé des milliers de visiteurs jusqu’ici. Avez-vous collaboré à la conception de cette mosaïculture ?

F. B. : Non, je ne me suis pas mêlé de ça et ça n’est pas non plus de mon influence. Elle représente la variété des espèces d’oiseaux qui vont disparaître, qui sont des représentants depuis l’âge des dinosaures, ont évolué de façon si extraordinaire, avec leurs particularités pour se nourrir, pour survivre, se parer de couleurs et de façons de vivre tellement bien adaptées à tout ce qui existe dans le monde. Pour moi, c’est une œuvre magistrale, extrêmement importante, que cette invention de Lise Cormier et des gens qui sont à l’origine de ça, qui travaillent avec elle. Parce qu’au point de vue architecture, concept et réalisation, c’est un tour de force. Au moment de l’inauguration des MIM, ça venait tout juste d’être monté. Je suppose qu’avec le passage du temps, toutes les couleurs, toute la végétation qui a été appliquée sur chaque oiseau s’est développée pour lui donner encore plus d’intérêt. C’est certainement une œuvre qui bat avec le temps qui passe, ce qui la rend encore toujours plus splendide. Durant la visite des mosaïcultures, il y avait tant de créations à admirer, comme l’œuvre La Terre Mère. Quelle idée magnifique que cette main qui sort de l’eau et qui la déverse. L’eau qui est précieuse, tellement importante pour tout ce qui est vivant sur la terre. Chacune des œuvres exposées-là est rapporteuse d’un message et tout l’ensemble est une réussite extraordinaire.

 

A.C.: M. Back, on se rappellera le mémorable court métrage « Crac » ainsi que « Le Fleuve aux grandes eaux ». Vous êtes membre fondateur de la “Société pour Vaincre la Pollution” et de la “Société Québécoise pour la Défense des Animaux”, vous intervenez dans les écoles, illustrez des livres, créez des affiches et continuez de planter des arbres. Voyez-vous qu’autour de vous gravite une famille toujours plus grande, plus importante, de collaborateurs, d’intervenants ou de naturalistes et cela, chaque mois, chaque année qui passe ?

F. B. : Bien, je ne suis plus jeune, j’ai eu 89 ans et je suis handicapé alors je suis un peu coupé de tous. Et je supporte mon épouse paralysée, en allant la voir tous les jours, à l’hôpital. J’ai bien hâte de l’amener, avec le transport adapté, à visiter cette exposition. J’ai eu la chance d’avoir une épouse tellement laborieuse et passionnée! On avait acheté une terre abandonnée dans les Laurentides qui avait été complètement déboisée (sur les bords de la Rivière Rouge, à Huberdeau) puis on a travaillé ensemble à cultiver des jardins. J’ai creusé un lac pour récupérer l’eau qui descendait de la montagne dans une petite source. Tous les oiseaux, les poules, les oies, les canards sauvages venaient là, je les nourrissais. Même des castors sont venus : eux ont fait beaucoup de dégâts, j’ai du m’en débarrasser. En fait, j’ai toujours été amoureux des animaux et de la nature puis en fin de compte, sur notre terre déboisée, on a planté en grande partie 150,000 arbres, dont 100,000 que j’ai planté moi-même. Avec l’aide de jeunes planteurs, on en a planté 50,000 autres. Ainsi, ce lieu qui était quasiment désert au départ, est devenu une forêt, que j’ai dédiée à Jean Giono. C’est formidable !

 

A.C.: Tout comme l’a fait Elzéard Bouffier dans votre court-métrage, pareil !

F. B. : Il ne s’agit pas seulement d’être théoricien, il faut être aussi mettre en pratique nos idées, pas seulement en parler, mais le « faire », aussi.

A.C.: Vous êtes directeur artistique du site Internet Les Dessins d’une vie. Et les jeunes naturalistes peuvent également prendre des nouvelles via votre site « Agir Ensemble ». Parlez-nous de vos deux sites.

F. B. : Les Dessins d’une vie est un site internet dans lequel on affiche 6000 dessins et peintures que j’ai créés. Pas vraiment des peintures, plutôt des études, parce qu’en fait je n’essayais pas d’interpréter, je cherchais à apprendre en peignant. Je pensais utiliser les dessins pour faire des compositions, des expositions, mais je n’ai pas eu assez de temps pour cela. J’ai monté très peu d’expositions : une en France, à Montréal, au Musée de la Nature, à Ottawa. Pour le site internet, j’ai surtout utilisé tout ce que j’avais appris, dans le cadre d’émissions de télévision. Au départ, à Radio-Canada, on n’avait pas de caméra d’animation et c’est seulement à partir de 1968 qu’on a pu en posséder une. Jusque-là, je présentais ça comme du bricolage, avec des moyens rudimentaires d’animation, je créais surtout beaucoup de dessins pour des émissions d’enfants : Maman Fonfon, La Vie qui Bat. Je dessinais de mémoire tout ce que j’avais observé. Ça tournait toujours autour de l’intérêt et de la défense de la nature.

Agir Ensemble, c’était une façon de diffuser tout le travail empaqueté dans nos cartons, à la cave. On avait repeint l’appartement, à l’étage supérieur. Puis, mon épouse a eu une idée : « Maintenant qu’on a des murs en bon état, tu devrais sortir tes dessins puis les afficher sur les murs ». C’est là que nos enfants ont découvert la quantité de dessins : ils montaient des caisses et des caisses de dessins et de peinture de gouache et nous demandaient « Qu’est-ce qu’on fait avec ça ?» En effet, de quelle façon utiliser tout ça de manière intéressante ? On aurait pu faire un grand tas avec ça puis y mettre le feu, on aurait réussi à en être débarrassés! (rire)

 

A.C.: Pas du tout, pas question, c’est un bien trop précieux!

F. B. : Suzel (sa fille) a rencontré une personne très compétente en technologie, Nathalie Simard. Elles ont décidé de rédiger un site web, puis ont obtenu des crédits pour le monter. Ça a pris presque six années pour le bâtir tellement il y avait d’informations, de tout ce qui pouvait intéresser les gens, y présentant des images, des dessins de paysages, d’animaux, de plantes, de films d’animation et tout le travail parallèle que j’ai produit pour la Société pour vaincre la pollution et pour la Société québécoise pour la défense des animaux. Énormément de travail bénévole, pas seulement des dessins mais également beaucoup de lettres que j’ai écrit à des organismes parce qu’il se produisait toutes sortes d’actions folles. Par exemple, ils répandaient des fénitrothions sur des forêts pour tuer les tordeuses d’épinette. Mais avec ça, ils tuaient aussi les chevreuils, les oiseaux, tous les poissons, toutes les grenouilles. Il n’y a plus de grenouilles au Québec, c’est effrayant.

À ce sujet : autrefois, à chaque printemps, on assistait à la migration des grenouilles. On habitait à Laval sur le boulevard Ste-Rose et au bout de notre terrain, il y avait une fosse là, toujours humide. On pouvait y trouver des grenouilles, des tortues, des couleuvres. Puis à un moment donné, survenait la migration : on voyait des millions de grenouilles qui sortaient de la rivière des Mille Îles, qui franchissaient le terrain et qui voulaient traverser le boulevard Ste-Rose. Mais là, les automobiles passaient et en écrasaient des quantités énormes. C’était quelque chose de fantastique, mais sinistre aussi, à cause du massacre alors commis. C’est un spectacle qui revenait chaque année et que vous ne voyez plus. Lors de la dernière migration de grenouilles dont j’ai pu être témoin, près de notre terrain dans les Laurentides, il n’y avait plus que 300, 400 grenouilles qui traversaient la route et c’est tout. À l’époque de Ste-Rose, c’était une armée de grenouilles qui en sortaient, qui donnaient vraiment la température de la qualité de vie qu’elles menaient au bord de la rivière des Mille Iles qui, à ce moment-là, ne subissaient pas les pollutions agricoles et les produits chimiques qu’on a déversés ensuite.

La grenouille a une peau extrêmement fragile et tout ce qui touche sa peau affecte son organisme. Avec toute la chimie qu’on y a mit, on a empoisonné cette vie qui était si prodigieuse. À ce sujet, l’excellent livre Le printemps silencieux de Rachel Carson était une révélation des dégâts qu’on a causés avec les produits chimiques dans les plantations. C’est un livre admirable publié il y a 50 ans, mais depuis ce temps, pourtant, on n’a pas fait de progrès au niveau de la consommation de produits chimiques. Ce qui fait que tant de gens sont cancéreux. Moi-même je suis cancéreux depuis 19 ans, enfin, je survis par miracle.

 

A.C.: Avez-vous un message à transmettre à nos jeunes naturalistes, aujourd’hui passionnés de nature, de la faune à la flore ?

F. B. : Je les trouve bien chanceux de faire partie de votre organisme, de s’instruire, d’être sensibilisés grâce à des gens comme vous et bien d’autres certainement, qui leur montrez à quel point nous sommes dans un monde ou la vie est un miracle. Se dire que notre propre vie, notre propre corps, s’il fonctionne, ça découle de centaines de miracles qui se produisent à chaque seconde pour qu’on reste vivants. En même temps, nous sommes tous fragiles et tout ce qui vit autour de nous est extrêmement fragile. Il faut tout tenter pour que la vie continue ainsi, qu’elle garde autant que possible sa richesse, sa diversité biologique, absolument nécessaire pour que la vie reste fascinante sur la terre, davantage que les procédés qui enlèvent du travail, nous dispensent de l’effort. Pensez-y : avant, nous nous attaquions aux problèmes qui nous entouraient avec des moyens bien simples. Puis on a cherché un moteur, le pétrole ou d’autres moyens pour nous dispenser de l’ouvrage. Mais il faut vivre avec l’effort, se donner la peine de résoudre les problèmes par nos propres moyens de bord, le plus possible. Aussi, je dis aux jeunes de ne jamais cesser de s’instruire, de toujours se passionner pour la vie qui nous entoure.

A.C.: Pour terminer, voici deux questions de jeunes naturalistes. Celle de Philippe Alarie. M.Back, si vous aviez à dessiner la suite des choses pour l’humanité et la nature, que dessineriez-vous?

F. B. : J’ai dessiné un film que vous n’avez peut-être pas vu qui s’appelle Tout Rien. J’y ai justement exprimé pour les jeunes ce que je pense du monde. Il a été mis en nomination pour les Oscars. Si vous regardez ce film, vous verrez que j’ai mis là-dedans tout mon espoir.

A.C.: Et celle de Sylvie Pelletier : Les oiseaux qui picochent les arbres, comme les pics-bois, sont-ils des ennemis pour eux? À la campagne, je constate que plusieurs arbres sont affaiblis parce que trop troués…

F. B. : Quand ils piquent le bois, ce n’est pas pour détruire l’arbre mais pour récolter un insecte qui lui, est en train de se nourrir de l’arbre. D’un côté, le pic-bois rend service à l’arbre, d’un autre, il fait des cavités que beaucoup d’animaux apprécient, parce qu’à partir des trous qui sont créés, plusieurs y font leur niche et s’y logent. Les ratons-laveurs, les canards des bois et d’autres oiseaux. Surtout le grand pic, qui fait également des trous assez considérables. Enfin, un arbre ne meurt jamais inutilement : quand il retombe, il redevient de la terre puis tous les champignons et tout ce qui pousse en lui redevient de la nourriture pour les nouvelles générations d’arbres. Les seuls à réellement causer du tord à la forêt, ce sont les humains malheureusement, parce qu’ils coupent, transportent le bois ailleurs et dépeuplent la forêt, laissant sur place un champ de ruines et de désolation derrière eux.

Il ne faut pas donc accuser les pic-bois, mais les bûcherons, surtout les entrepreneurs et les entreprises qui se fichent pas mal de fabriquer un désert et qui font bien peu, en retour, pour la préservation de ces ruisseaux qui ont été créés par les forêts. Ce sont elles qui attirent la pluie, qui filtrent l’eau, qui font qu’on a tous de l’eau potable. Pas seulement nous, mais aussi tous les animaux qui se nourrissent dans les ruisseaux. Ces ruisseaux qui sortent des champs cultivés, qui transportent des produits chimiques qui sont en train de tuer toute la faune aquatique. Et qui en particulier font disparaître les millions de grenouilles, intervenant dans toute la chaîne alimentaire qui jusqu’ici faisait la prospérité de la vie animale et végétale de notre beau pays.

 

A.C.: Heureusement, il y a des gens comme vous qui sont ici pour replanter des arbres…

F. B. : Plusieurs ont certainement fait mieux que moi, mais j’ai essayé de faire ma part.

A.C.: Pour cela, pour l’enseignement et pour tout ce que vous transmettez, merci beaucoup, monsieur Back.

F. B. : Merci beaucoup, monsieur Cyr (et merci aux CJN !).

 

Saviez-vous que …?
M. Frédéric Back a créé en 1967 la verrière de la station de métro
Place-des-arts à Montréal, ainsi que la murale du restaurant Hélène de Champlain, en collaboration avec le décorateur Claude Hinton pour l’Exposition internationale de 1967.

À parcourir absolument, le magnifique site portant tant sur l’œuvre que sur la mission de M. Back :
Agir ensemble : www.fredericback.com/
La Société de l’Homme qui plantait des arbres : www.facebook.com/groups/84074363226/
Les Dessins d’une vie : www.fredericback.com/musee_recherche/index.fr.aspx